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jeudi 17 mars 2011

Comment combattre les bouffées de chaleur ?

Comment combattre les bouffées de chaleur ?

A la ménopause, le système hormonal féminin réduit sa production d’œstrogènes. Cette chute provoque des bouffées de chaleur et un tas d’autres désagréments. Aujourd’hui, l’on trouve toute sorte de solutions se vantant d’y remédier. Sont-elles réellement efficaces ?

En cause : le manque d’hormones

Chez la femme qui passe le cap de la ménopause, le taux d’hormones féminines (et plus particulièrement d’œstrogènes) s’effondre, ce qui provoque notamment des bouffées de chaleur. Ce phénomène est également observé chez les femmes qui ne sont pas encore ménopausées, mais dont les ovaires ne fonctionnent pas correctement (aménorrhée, troubles génétiques ovariens, enlèvement chirurgical des ovaires, chimiothérapie et radiothérapie résultant en un blocage ou une destruction ovarienne, …).

Le lien entre bouffées de chaleur et taux d’œstrogènes n’est pas entièrement connu, mais l’on sait que le manque hormonal influence à la fois le centre « vasomoteur » et le centre de la thermorégulation situés dans le cerveau. Or, ceux-ci dirigent les fonctions du cœur et des vaisseaux tout en régulant notre température. Le déficit en œstrogènes en perturbe l’équilibre, engendrant ainsi bouffées de chaleur, mais aussi rougeurs, transpiration excessive, palpitations, malaises, nervosité, inquiétude et sommeil perturbé.

Quel traitement pour quel résultat ?

Dans 90 à 95 % des cas, l’administration d’œstrogènes permet de rétablir rapidement la stabilité de la température et d’effacer les troubles associés. Cette administration peut se faire par la bouche ou au travers de la peau sous forme de gel ou de patch autocollant. Ce complément peut toutefois comporter des contre-indications, raison pour laquelle il doit être soumis à prescription personnalisée. Lorsque la prise hormonale présente des risques pour la patiente, il convient de songer à un traitement alternatif. Mais les résultats sont variables, parfois décevants :

  • Les phyto-œstrogènes sont des substances végétales (extraites notamment du soja, du trèfle rouge, du houblon…) possédant une activité hormonale modérée. En vente libre, ils enregistrent un succès très partiel, n’étant efficaces que chez 30 % des femmes environ. Ils ne semblent pas présenter de contre-indications, mais leur risque n’est pas parfaitement connu.

Il existe un dérivé de plante de rocailles (Rémifémine, extraite d’Actea Racemosa) également en vente libre, qui supprime les bouffées dans 30 à 50 % des cas.

Les extraits de sauge, et quelques autres décoctions s’avèrent également utiles dans certains cas, mais seulement partiellement.

  • Des médicaments agissant sur les centres vasomoteurs et de thermorégulation ainsi que sur l’humeur ont également une activité partielle : Clonidine, certains dérivés à activité tranquillisante/antidépressive (mirtazapine, paroxétine, venlafaxine, et surtout desvenlafaxine), ainsi qu’un agent antiépileptique (gabapentine). Ici encore, leur efficacité reste limitée. De plus, leurs effets secondaires ne sont pas négligeables, allant de la sécheresse de bouche à la somnolence, en passant par l’étourdissement…
  • Enfin, il suffit souvent de prendre soin de soi pour améliorer son quotidien : vêtements plus légers, chambres plus fraîches, perte de poids, relaxation, yoga, et même acupuncture peuvent vous aider, ne serait-ce que partiellement.

En conclusion

La panacée en matière de traitement des bouffées de chaleur reste le traitement hormonal œstrogénique. S’il ne peut être utilisé, demandez à votre médecin de vous conseiller un traitement alternatif. Les résultats sont modérés, mais ils fonctionnent dans certains cas. Cela vaut la peine d’essayer.